OHP, collective d’édition de SH en accès libre

Open Humanities Press (OHP) qui a fait ses débuts officiels le 12 mai dernier, est définie comme une « collective d’édition internationale en accès libre « .

Sans but lucratif, OHP met à disposition librement en ligne sept revues déjà établies: Cosmos and History (2005), Culture Machine (1999), Fibreculture (2003), Film-Philosophy (1997), International Journal of Zizek Studies (2007), Parrhesia (2006), et Vectors (2005), se rapportant à la théorie critique et culturelle (nouveaux medias, philosophie continentale…). Toutes publient déjà en accès libre et conservent leur pleine indépendance éditoriale. OHP leur assure les services de développement technique et les aide à renforcer leur diffusion et leur promotion.

Les revues sont choisies par un comité consultatif de rédaction composé de théoriciens et critiques littéraires de renommée internationale. Certains membres sont connus par leur engagement en rupture avec l’édition traditionnelle.

Grâce à son infrastructure technique comprenant le logiciel « Open Journal Systems » de »Public Knowledge Project », OHP apporte son soutien aux revues en terme de conception (indexation, amélioration de forme, normes d’édition en ligne…).

Pour démarrer, OHP n’a ni budget de fonctionnement, ni personnel. L’hébergement Internet est fourni à titre gracieux par ibiblio. Les fondateurs s’appuient à court terme sur leurs réseaux professionnels et ceux des revues.

De nouvelles revues peuvent être intégrées sur proposition lors des sessions bi-annuelles d’évaluation. OHP souhaite s’étendre au-delà du champ disciplinaire couvert et peut-être même s’élargir aux monographies en accès libre.

L’initiative dont le but est « d’obtenir un contenu optimal dans un modèle de distribution en accès libre » vise aussi à « contrer le prestige de l’imprimé et la perception négative, selon laquelle un produit électronique contourne l’évaluation par les pairs et ne peut donc être de bonne qualité ».

Autre objectif : ouvrir la communauté des sciences humaines aux nouvelles perspectives qu’elle peut apporter à l’accès libre par ses pratiques intellectuelles et culturelles très différentes de celles des sciences exactes qui l’ont jusqu’à présent dominé. Il reste à observer la croissance de ces revues et la pérennité du modèle, apparemment sans financement clairement identifié ?