L’AERES va établir un classement « consensuel » des revues SHS

L’AERES annonce qu’elle se donne un an pour constituer un nouveau classement des revues en SHS en concertation avec les parties concernées. Cette décision fait suite au rejet de la liste constituée par l’agence et que son président, Jean-François Dhainaut, explique par la situation sensible des SHS (revues nombreuses, à petite audience, fausse idée sur la seule prise en compte des revues dans l’évaluation…).

Patrice Bourdelais, délégué scientifique coordonnateur pour les SHS, revient sur ce classement de l’AERES, construit à partir des listes de l’ERIH, surtout anglophones et complétées par celles du CNRS, mais incomplet pour certaines disciplines.

Un classement actualisé des revues devrait être établi d’ici juin 2009. Pour les disciplines des revues ayant déjà fait l’objet d’une liste, des « comités d’actualisation » seront mis en place pour « suivre l’évolution des revues et faire des reclassements ». Ceux-ci comprendront 10 à 12 membres (représentants du CNU, des sections du CoNRS, de l’IUF, experts étrangers). De plus, « les délégués scientifiques de chaque discipline seront chargés de veiller à l’équilibre des différents secteurs thématiques ou méthodologiques au sein des commissions ».

Pour les disciplines (droit, lettres, civilisation et arts) dont les revues sont encore non classées, des listes des revues de bon niveau devraient être diffusées avant leur classement.

L’AERES va prochainement indiquer sur son site la méthodologie utilisée pour la constitution des listes, ainsi que la composition des comités qui les ont élaborées. Elle précise les critères d’évaluation retenus : le respect de bonnes pratiques, l’existence de comité de lecture, une évaluation de la qualité scientifique, une mesure de leur impact grâce aux bases bibliométriques.

A travers la constitution de ces listes, l’AERES défend une « double démarche pédagogique »: faire connaître les bonnes pratiques aux revues françaises (montrer que les SHS ne sont pas à part) et inciter les jeunes chercheurs à publier dans des revues de niveau international.