Le portail culturel européen MICHAEL

Initié en 2004, et financé par la Commission européenne dans le cadre du programme eTen, le portail Multilingual Inventory of Cultural Heritage in Europe (MICHAEL) offre un point d’accès unifié aux collections numérisées du patrimoine européen.

A l’origine, le projet MICHAEL était un partenariat entre la France, l’Italie et le Royaume-Uni. Dans une 2ème temps, MICHAELPlus a étendu le projet MICHAEL à la République tchèque, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, l’Espagne et la Suède.

Le projet repose sur l’intégration d’initiatives nationales de numérisation du patrimoine culturel et l’interopérabilité entre les portails nationaux (utilisation de standards communs : format Dublin Core, XML, OAI-PMH). La plate-forme s’est développée autour de logiciels libres et d’un moteur de recherche multilingue.

Actuellement, le portail regroupe les collections des pays européens partenaires qui comprend les membres (Belgique, République tchèque, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Malte, Italie, Pays-Bas, Pologne , Espagne, Suède, Royaume-Uni) et les associés (Bulgarie, Lettonie, Slovaquie, Israël).

Concrètement, il s’agit d’un inventaire de ressources culturelles en provenance des musées, bibliothèques, archives et autres institutions. Il se présente sous forme de fiches délivrant toutes les informations liées au document, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un élément d’architecture, d’un texte, d’une vidéo, d’un son… En complément, le portail propose des articles thématiques et un espace recueillant les commentaires des internautes.

Chaque collection nationale reste référencée dans sa langue d’origine, mais les requêtes peuvent se faire dans les langues des pays contributeurs, actuellement au nombre de 16. Il est possible de faire une recherche par sujet, zone géographique, période, langue, type de document.

MICHAEL s’inscrit dans le prolongement de l’initiative européenne MINERVA (Réseau Ministériel pour la Valorisation des Activités de Numérisation) dont il suit les recommandations. La mise en oeuvre de ces 2 projets découlent eux-mêmes du plan d’action de Lund adopté en 2001.