Guide sur la coopération dans l’édition universitaire

Un rapport publié par Scholarly Publishing and Academic
Resources (SPARC) au début de l’année 2009 concerne les partenariats dans l’édition universitaire. En s’appuyant sur une analyse effectuée l’hiver 2007/2008, il se définit comme un guide destiné aux bibliothèques et presses universitaires pour qu’elles puissent mieux faire face aux problèmes liés aux projets éditoriaux coopératifs qu’elles entreprennent. Il examine les modèles d’édition alternatifs qu’elles peuvent mettre en place.

Un panorama des types de partenariat existants est d’abord dressé. Les partenariats qui ont été étudiés, majoritairement nord-américains et quelques uns en Europe, incluent au moins une bibliothèque et une presse universitaire mais aussi le département informatique et/ou un autre département universitaire.

Ces initiatives comprennent un nombre important de projets numériques (environ 4/5ème du total): numérisation rétrospectives, accès en ligne aux publications imprimées, services de recherche numérique et de référence, plates-formes d’édition en ligne (livres, revues).

L’analyse des modèles de financement indique que 2/3 des projets font des bénéfices, le plus souvent selon un fonctionnement parallèle (la presse et la bibliothèque gardent leur propre modèle économique), le fonctionnement intégré étant plus rare (partage des risques et des bénéfices).

Ensuite, le guide examine les questions stratégiques qui conditionnent l’évolution des partenariats (définition d’objectifs correspondant à des intérêts mutuels…). Il souligne qu’il ne s’agit pas de rentabiliser les activités mais plutôt de décrire explicitement comment une initiative coïncide avec les priorités de l’institution et de démontrer sa valeur par rapport à l’investissement nécessaire pour l’appuyer.

Il développe certains points relatifs au financement: porter une attention particulière à la planification de viabilité du projet, concilier les modèles financiers. Puis il se centre sur les problèmes pratiques : évaluer les forces et le coeur des compétences des partenaires, analyser la faisabilité, développer une stratégie de partenariats, mettre en place un mode de financement. Il définit aussi les structures organisationnelles et de gestion des partenariats.

Il aborde la mesure de performance d’un projet et d’adéquation aux besoins des partenaires. Il insiste sur l’importance de la quantification et la démonstration de la valeur de la coopération auprès des administratifs afin d’assurer les ressources et le soutien à long terme.

A la fin du rapport, des études de cas présentent l’historique du projet, les partenaires, le mode de financement. 2 sur les 3 sont de sciences humaines et sociales:

– GAIA ({Global, Area, and International Archive}) de l’université de Californie lancé en 2001 et relancé en 2005 fournit un canal de distribution de livres de niche revus par les pairs (premiers livres d’auteur et recueils collectifs) sur les études locales et internationales.

– LEME ({Lexicons of Early Modern English}) (1480-1702) de l’université de Toronto dont le projet a démarré en 1990, fournit une banque de données de 160 lexiques contenant au total un demi million de mots.

En annexe du rapport, un tableau récapitule la typologie de ces coopérations (institution, partenaires, catégorie de coopération, modèle économique, type de subventions).