5 universités américaines s’engagent à soutenir l’accès libre

Ce communiqué annonce que cinq grandes universités américaines ont signé un pacte « The Compact for Open-Access Publishing Equity » (COPE) en faveur de la publication des revues en accès libre auquel un site web est dédié.

A travers ce pacte, les universités de Californie (Berkeley), d’Harvard, Cornell, Dartmouth College, et MIT (Massachusetts Institute of Technology) s’engagent à assurer une base de financement aux revues publiées en accès libre. D’autres universités sont invitées à rejoindre ce groupe.

Le pacte vise à rendre les revues en accès libre plus concurentielles vis-à-vis des revues payantes avec abonnement, autrement dit, à placer les éditeurs sur un terrain plus égalitaire dans leur choix de modèle économique (revues en accès libre selon le modèle auteur payeur/revues payantes avec abonnement).

Présenté comme un moyen d’impliquer davantage d’universités dans un effort collectif pour soutenir directement l’accès libre, le pacte stipule que chacune des universités s’engage à la mise en place rapide de mécanismes durables pour assurer raisonnablement les frais de publication d’articles écrits par ses chercheurs et publiés dans des revues en accès libre dont les coûts ne sont pas financés par d’autres institutions. L’engagement à ce pacte laisse en outre un pouvoir de décision spécifique à chaque université.

Les fondements économiques du pacte sont précisés dans cet article. Son auteur plaide pour une politique plus stricte que ce qui est explicitement demandé dans le pacte. Il propose notamment que les universités ne financent que les revues en accès libre complet et non les revues hybrides ou en accès libre différé.

Si certains considèrent que ce pacte est une transition progressive vers l’accès libre comme l’indique Heather Morisson dans son billet, Stevan Harnad critique cette initiative et la considère comme un leurre contre-productif lorsqu’elle court-circuite la « voie verte » (autoarchivage) , considéré comme une étape fondamentale; il estime que les universités ne devraient pas financer la « voie dorée » avant ou au lieu d’autoriser l’autoarchivage, ce qui est le cas de 3 des 5 universités signataires.