Une presse ouverte en sciences sociales

La presse Human Science Research Council (HSRC) en Afrique du sud, spécialisée dans les sciences sociales, est hybride. Elle édite sous forme électronique et imprimée. Elle a développé un modèle électronique en accès libre.

A but non lucratif, elle s’est engagée à ouvrir et étendre l’accès à la recherche en sciences sociales de qualité. Elle édite des publications (ouvrages en majorité, manuels, études…) issues des recherches de l’HSRC et autres travaux extérieurs à l’organisme dans le même domaine.

La presse HSRC offre des livres couvrant un large champ de sciences sociales réparties en 24 catégories (anthropologie, histoire, économie, sociologie, psychologie, religion, politique…). La lutte contre la pauvreté et la mise en oeuvre de politiques publiques de développement sont au coeur des activités de recherche du HSRC qui dépassent les frontières sud-africaines à travers des projets dans d’autres pays africains.

Les livres et autres publications consultables en texte intégral à l’écran sont téléchargeables en PDF (entièrement ou par chapitres) gratuitement sur le site web. Ils peuvent être aussi imprimés à la demande sur le site web. Lorsqu’ils sont épuisés, il est possible d’en obtenir des copies numériques.

La presse applique un modèle de financement mixte. Elle est, d’une part, subventionnée par l’organisme scientifique national et repose, d’autre part, sur la vente des livres imprimés pour couvrir les coûts de publication. Il s’avère que l’accès libre n’affecte en rien les ventes papier, au contraire : en 2008, elles ont augmenté de 247% depuis le démarrage de l’accès libre en 2003 et cette progression semble continuer. En 2008, on a constaté que les livres ont été beaucoup plus consultés (environ 22 fois plus) qu’achetés. L’audience des livres en ligne est large, en provenance de 184 pays.

Ces bons résultats confortent la presse dans son choix de modèle d’accès libre, qui s’apparente à celui des presses australiennes Adélaïde, ANU, AAUP) et choisi en raison de la baisse d’audience des livres universitaires, des pressions financières excessives exercées sur les éditeurs, des coûts élevés et de la lenteur de la distribution.