Etat des lieux des archives institutionnelles en Espagne

Voici la première étude détaillée sur les archives institutionnelles en Espagne. Il n’existait jusqu’à maintenant qu’un rapport du projet DRIVER1 sur les archives ouvertes en Europe reposant sur une enquête dans laquelle la participation de l’Espagne était très faible et qui donnait une image déformée de la situation en Espagne.

S’appuyant sur les réponses à un questionnaire en ligne, l’étude, réalisée fin 2008/début 2009, présente une analyse chiffrée de la couverture des archives (types de documents déposés, disciplines…) et dresse le bilan des infrastructures techniques, des politiques de dépôts et des services offerts ainsi que des facteurs qui favorisent et qui freinent la mise en place des archives.

Les institutions qui ont répondu et qui possèdent une archive correspondent à plus de 78% des archives institutionnelles dans le pays selon le répertoire BuscaRepositorios. Ces 25 réponses comprennent vingt universités, le consortium des bibliothèques universitaires de Catalogne, le conseil national de recherche, 2 organisations gouvernementales et 1 régionale.

Parmi les caractéristiques de ces archives, nous soulignerons les champs disciplinaires couverts qui sont représentés majoritairement par les SHS (46%) qui se placent avant l’ingénierie, les sciences de la vie et les arts. Quant aux types de documents, ce sont les articles et les thèses en texte intégral qui prédominent. Il est à noter que les services orientés auteur et les statistiques d’usage y sont plus élevés que la moyenne européenne.

Les principaux moteurs pour la création, le dépôt et la maintenance de ces archives sont, par ordre d’importance, l’augmentation de la visibilité et des citations, l’intérêt des décideurs, la simplicité d’utilisation et les services de recherche. D’autre part les principaux obstacles identifiés sont l’absence de politique, le manque d’intégration au sein d’autres systèmes nationaux et internationaux et le manque d’effort de sensibilisation des universitaires.

Les priorités établies sont identiques à celles définies en Europe et aux USA: l’existence d’une autorisation d’accès libre, des politiques claires sur l’accès libre et son financement, des indicateurs de contrôle de qualité et les normes.