Accord de Google avec la bibliothèque nationale autrichienne

Comme l’annonce le communiqué, Google vient de signer un contrat avec la bibliothèque nationale autrichienne (ONB) pour la numérisation des oeuvres libres de droits de la bibliothèque, soit 400 000 ouvrages du domaine public. Le projet concerne la collection de l’ONB du XVIe au XIXe siècle. Les travaux commenceront à partir de 2011 et devraient durer 6 ans.

Après la signature des bibliothèques nationales italiennes de Rome et de Florence en mars dernier, il s’agit de la dixième bibliothèque européenne et de la deuxième bibliothèque nationale, à accepter d’ouvrir ses collections à Google.

Comme pour les précédents accords de Google avec des bibliothèques, les deux parties affichent une communication qui se veut rassurante mais qui cache une partie de la réalité. Un billet de S.I.Lex dénonce « la communication habilement orchestrée qui vise à semer la confusion, en donnant de fausses garanties »et « la transparence affichée qui laisse persister un voile opaque sur les termes du partenariat ».

Il souligne que, comme dans les accords contractuels avec les autres bibliothèques partenaires, l’ONB a consenti à la clause d’exclusivité d’indexation à Google qui n’apparait qu’en lisant attentivement un passage de la FAQ sur son site, le texte du contrat n’ayant pas été publié. C’est sans parler de l’exclusivité commerciale qui empêche les bibliothèques partenaires d’exploiter les fichiers remis par Google pendant un certain nombre d’années.

Dans ce billet, on perçoit les craintes des auteurs autrichiens au travers leur demande de publication du contrat entre Google et la bibliothèque nationale autrichienne

Au-delà de cet accord, apparait la contradiction entre les missions et les déclarations de principe de l’Union européenne au sujet de la numérisation du patrimoine culturel et les faits peu probants au regard de sa capacité à poser un cadre minimal d’exigences pour réguler les partenariats public-privé.