Les recommandations d’OAPEN

Open Access Publishing in European Network (OAPEN) vient de publier un rapport sur les meilleures pratiques et un ensemble de recommandations concernant l’édition des livres en accès libre. Ce rapport est le 3ème d’une série depuis le commencement du projet. L’un concernait les attentes des usagers et des différents acteurs et le second recense les modèles économiques existants et en cours de développement.

Son objectif est formulé comme suit « définir certaines normes communes qui pourraient servir de base solide pour l’édition en libre accès dans un paysage du livre qui change rapidement. Nous espérons qu’il constituera la première étape vers une approche commune pour l’édition des livres en libre accès, tant en ce qui concerne le degré de l’accès ouvert que les outils utilisés pour établir la qualité ».

Il précise que le libre accès est non seulement une solution pragmatique à un problème économique, c’est un choix qui concerne l’avenir de la science, en particulier en SHS, les besoins et les devoirs des chercheurs, et plus généralement la société.

Les recommandations d’OAPEN portent sur la mesure de la qualité, la reconnaissance des travaux numériques, les politiques de marques, les modèles d’édition, les modèles économiques, les procédés d’édition, les droits d’auteurs.

– En voici les grandes lignes :

– Concernant le choix de modèle économique, le rapport note que l’édition savante n’a jamais été complètement durable sur des critères commerciaux et, actuellement, la plupart des revenus générés par l’édition proviennent directement ou indirectement de fonds publics ou semi-publics.

– Tout futur modèle économique sera donc, selon OAPEN, un mélange complexe de solutions. Les facteurs déterminants, cependant, sont les suivants:

– Utiliser les revenus directement à la source, développer une structure de service à valeur ajouté à but lucratif sur une base non-lucrative, continuer à éditer en version imprimée parallèlement à la numérisation, par le biais de la fourniture des copies imprimées de textes numériques ou de la préservation à long terme.

– Normaliser les formats (de préférence XML) les politiques, les infrastructures et les logiciels (de préférence open source) et favoriser l’interopérabilité, la modularité et la flexibilité des systèmes, autant que possible.

– Adopter les licences les plus ouvertes possibles, de préférence Creative Commons pour assurer la standardisation.

– Parmi les autres recommandations, figurent :

– L’extension et l’amélioration du contrôle de qualité existant : utilisation de méthodes d’examen par les pairs standardisées et (encore plus) transparentes.

– La conception d’ une gamme de procédures et d’instruments d’évaluation dédiés aux textes numériques : autres systèmes d’examen par les pairs (pré-et post-publication), stratégies de marque des éditeurs, parrainage de publications par des universitaires de renom.

– La prise en charge de la «curation» et de la préservation par les bibliothèques nationales.

– L’expérimentation de nouvelles formes de collaboration : travail plus étroit entre les bibliothèques, les éditeurs et les communautés de recherche au sein d’ initiatives d’édition de livres en libre accès, mise en place de plates-formes communes par de petits éditeurs.