Des partenariats pour l’édition de revues en accès libre

La solution trouvée par la presse universitaire d’Amsterdam peut s’avérer être un bon modèle de durabilité d’édition open access, c’est ce qu’a expliqué, en substance, Martin Voigt, le directeur commercial de la presse néerlandaise au cours de la conférence annuelle 2010 « New Emerging Business Models in Journal Publishing ». La newsletter de l’AAUP rapporte et commente son intervention.

La presse universitaire n’a pas de programme formel de revues. Actuellement gérées par les éditeurs de la presse, 5 des revues (une à paraître) sont en accès libre dans le cadre du programme européen OAPEN.

Afin d’assurer la base financière de toute nouvelle revue en libre accès, la presse a choisi de s’entourer de partenaires (bibliothèques, universités, instituts). Selon Martin Voigt, travailler avec des partenaires universitaires assure un esprit de cohésion dans l’intérêt commun et garantit la qualité du contenu, sachant que les partenaires font partie du comité de lecture de la revue. La participation de nombreux partenaires a l’avantage de réduire l’apport financier de chacun.

C’est pour que la revue en libre accès Journal of Archaeology in the Low Countries (JALC) voit le jour que la presse a créé un consortium de 9 institutions. D’abord, 2 institutions archéologiques ont approché la presse et lui ont demandé de calculer les coûts d’une revue open access en archéologie diffusée en Hollande et en Belgique. Ensuite, la presse, conjointement avec les 2 institutions, a trouvé 7 autres partenaires.

Cette formule a été particulièrement fructueuse pour la presse qui n’a pris aucun risque, tous les coûts ayant été anticipés et pris en charge par les partenaires financiers. Elle lui a même permis de faire un petit bénéfice, grâce à l’impression sur demande des articles. Les diapos de l’intervention sont consultables ici.