La NEH fait le point sur son programme de digital humanities

Un rapport sur le programme de soutien aux digital humanities de l’Office of digital humanities (ODH) a été publié par la National Endowment of Humanities (NEH) qui le finance. Démarré en 2007, il a conduit à l’attribution de 145 bourses en 3 ans. L’ Institute of Museum and Library Services (IMLS) a apporté sa contribution au financement du programme jusqu’en 2009.

Summary Findings of NEH Digital Humanities Start-Up Grants (2007 – 2010) résume et commente les résultats d’une enquête auprès des directeurs de projets financés dans le cadre du programme. Celle-ci s’est intéressée aux travaux des 2 premières années, 2007 et 2008 qui sont achevés et dont les résultats sont connus.

Ce programme encourage les projets qui étudient l’impact de la technologie, à la fois sur la culture et sur les pratiques des sciences humaines. Parmi les caractéristiques des projets, figurent leur nature transversal (recherche, enseignement, accès, préservation…), leur orientation méthodologique, leur caractère innovant (projets ayant un potentiel à long terme comme le test d’idées, le développement de prototypes…). Les projets peuvent être coûteux non pas tant en raison de la technologie que du nombre de participants, ceux-ci étant le plus souvent collaboratifs.

Les disciplines des projets sont très nombreuses, en tout une quarantaine, celles concernant le plus de projets étant l’histoire américaine (14), les sciences humaines (12), des domaines interdisciplinaires (16), les sciences de l’information (11).

La plupart des directeurs de projets se sont déclarés satisfaits de leurs équipes qui ont pu travailler ensemble de manière efficace et productive. Bon nombre des leçons apprises ont porté sur des questions techniques. Un point important a été de concilier les priorités des chercheurs en sciences humaines avec celle des informaticiens.

Chaque directeur a souligné les avantages de ce financement dont les améliorations de carrière et institutionnelles et des retombées plus larges pour l’ensemble de la communauté scientifique au-delà des objectifs initiaux (collaboration nationale et internationale, intégration dans des programmes établis…).

Bien que certains projets aient rencontré divers obstacles, la plupart d’entre eux ont réussi à trouver des solutions à leurs problèmes parfois imprévus. Les critiques du programme ont été minimes. Aucun des directeurs n’a mentionné d’éventuelles défaillances de leur projet.

Ce financement conçu pour aider à démarrer un projet a été, dans certains cas, un tremplin vers de nouveaux soutiens par des financeurs publics ou privés (NSF, ACLS, Fondation Andrew Mellon).