Les avancées du projet PEER

PEER vient de publier le rapport portant sur sa deuxième année d’activité. Rappelons que PEER, financé dans le cadre du programme européen e-contentplus, a démarré fin 2008 et se termine en mai 2012. Il a pour but d’analyser les effets du dépôt, systématique et à large échelle, dans des archives ouvertes, des articles des chercheurs. Les éditeurs, les responsables des archives et la communauté des chercheurs collaborent à PEER.

Malgré la complexité du projet, une infrastructure solide a été mise en place et centralise déjà les publications de chercheurs. La prochaine phase du projet est une montée en charge des documents. Trois grands axes sont étudiés: le comportement des auteurs dont il a résulté un précédent rapport, l’utilisation par les lecteurs et le coût du green open access qui ont fait l’objet de rapports confidentiels. L’ensemble du projet pose beaucoup de questions : l’accès aux lecteurs, la visibilité des auteurs, la viabilité des revues, l’écologie plus large de la recherche européenne.

Les douze éditeurs partenaires de PEER fournissent le contenu et les métadonnées associées de 241 revues (en annexe du rapport, voir le tableau des revues intégrées ). Quatre domaines sont couverts : science de la vie, médecine, physique et sciences humaines (participation de SAGE et Taylor and Francis). Les articles sont déposés par les éditeurs et par les auteurs sur l’invitation des éditeurs. Un réservoir a été construit par l’INRIA pour les recevoir. Il héberge tous les contenus et les traite.

Fin août 2010, les éditeurs avaient versé près de 25 000 articles dont il résulte, une fois traités et filtrés, 10 000 articles qui ont été ou seront distribués dans les archives participantes, après leur période d’embargo Il est à noter le peu d’auteurs qui ont déposé leur manuscrit, soit 85 sur les 5500 invitations envoyées par les éditeurs (moins 1,5%).

PEER a également développé des outils à l’appui de l’infrastructure : la création d’un format d’échange de métadonnées (éditeurs/archives), de traitement des métadonnées (extraction automatisée à partir des fichiers PDF, cartographies, schémas), d’un protocole de dépôt, d’une interface dédiée aux auteurs et d’un dispositif pour gérer les périodes d’embargo différentes de chaque revue ainsi que la recherche de modèles faisant coexister les systèmes traditionnels avec l’autoarchivage.