Livre sur SIG et sciences humaines

Alors que les systèmes d’information géographique (SIG) ont suscité un regain d’intérêt et qu’ils ont été utilisés avec succès par d’autres disciplines que la géographie, les efforts déployés par les chercheurs en sciences humaines pour les appliquer ont été limités.

L’ouvrage « The Spatial Humanities: GIS and the Future of Humanities Scholarship » (203 p) édité par la presse universitaire d’Indiana à Bloomington (USA) cherche à démontrer comment les SIG peuvent redéfinir, revitaliser et faire progresser la connaissance en sciences humaines en y (ré)introduisant le concept d’espace. Il explore les méthodes telles que l’analyse géographique textuelle, les cartes animées, la cartographie profonde, le web sémantique géo-spatial.

Selon les auteurs (4 géographes, 3 historiens, un archéologue, un théologien d’universités de Grande-Bretagne et des USA), les sciences humaines dites spatiales (intégrant les SIG) visent à réorienter – et peut-être révolutionner- les sciences humaines en s’engageant de façon critique vers cette technologie.

À l’heure actuelle, la technologie des SIG exige des chercheurs en sciences humaines qu’ils adaptent leurs questions, données et méthodes aux paramètres rigides du logiciel. Pour remédier à cela, les auteurs proposent d’engager  des  programmes de recherche coopérative avec les disciplines  de SH pouvant déboucher sur des applications plus riches.

Comme il est précisé, le défi des SIG en sciences humaines est d’utiliser la technologie pour voir, expérimenter et comprendre le comportement humain dans toute sa complexité. Comme dans les sciences humaines traditionnelles, l’objectif est moins de produire une réponse définitive que de susciter des interrogations nouvelles, développer d’autres perspectives d’avancer de nouveaux arguments ou des interprétations. L’ouvrage se conclut sur une discussion de six thèmes qui marquent le domaine naissant des sciences humaines spatiales

La table des matières et des extraits sont consultables sur Googles Books.