Le projet Europeana Libraries

Cet article (1) décrit le projet qui permettra à The European Library de devenir l’agrégateur de contenu des bibliothèques pour Europeana. Actuellement en cours de négociation finale, le projet devrait démarrer en janvier 2011 avec un budget d’environ 3,8 millions d’euros dont 3 millions apportés par la commission européenne.

L’objectif du projet Europeana Libraries est à la fois d’augmenter de manière significative le contenu des bibliothèques d’Europe dans Europeana et de produire un modèle durable d’agrégateur pour la bibliothèque numérique européenne, aux côtés d’autres agrégateurs.

L’article commence par retracer l’historique de the European Library, qui, lancée en 2005, donne aujourd’hui accès aux collections de 48 bibliothèques nationales d’Europe et joue le rôle d’agrégateur pour Europeana depuis le printemps 2010 par le biais de livraisons mensuelles.

Dans le cadre du programme européen «Bibliothèques Numériques», le projet Europeana Libraries a été proposé au début de l’été 2010 à la commission européenne par LIBER (association des bibliothèques de recherche européennes), CENL (conférence des bibliothécaires nationaux européens) et CERL (Consortium des bibliothèques de recherche européennes).

Le projet s’inscrit dans la stratégie d’Europeana d’agrégation via des intermédiaires qui collectent les métadonnées des fournisseurs de contenu. Il est pensé comme une extension de l’infrastructure d’agrégation de {The European Library} pour les bibliothèques. Actuellement, Europeana est déjà associé à d’autres agrégateurs, tels que des agrégateurs nationaux ou thématiques (par exemple, sur le thème du voyage).

Il est prévu d’agréger le contenu des bibliothèques de recherche les plus importantes de l’Europe, soit 19 bibliothèques de recherche de premier plan de 13 pays: Allemagne, Autriche, Belgique, Allemagne, Estonie, Hongrie, Irlande, Roumanie, Serbie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Pays de Galles. Au total, 5 168 453 de documents (images, livres, thèses, articles, documents audiovisuels…) seront mis à la disposition d’Europeana.

Les thématiques privilégiées correspondent à des points forts des bibliothèques partenaires: l’histoire nationale, la culture et les études régionales, l’histoire de l’art, la littérature et les lettres, les voyages et l’exploration, les trésors européens, l’histoire de la science et de la médecine, la création d’une Europe moderne numérique, les capitales culturelles européennes.

A l’intérieur de ces thèmes, figurent certaines collections remarquables: livres numérisés par Google de la bibliothèque de l’université de Gand, de l’université d’Oxford et de l’état de Bavière, dessins, gravures de l’université Complutense de Madrid et vidéos de l’université de Vienne, à titre d’exemples.

Le projet mettra en place «Europeana Data Model», un modèle de structuration des données pour faciliter la recherche et la navigation et pour s’engager dans le web sémantique. Sa philosophie est d’adopter une procédure ouverte reposant sur un cadre de données liées, transversal à tous les domaines, qui peut accueillir l’étendue et la richesse des normes communautaires.