Bilan du projet européen DARIAH

Le projet européen d’infrastructure en sciences humaines et sociales (Digital Research Infrastructure for the Arts and Humanities ou DARIAH) dans lequel la France est partie prenante, possède des bases maintenant  solides. Après deux ans et demi de phase préparatoire réalisée par 14 partenaires issus de 10 pays, il entame sa construction co-pilotée par la France et l’Allemagne.

Dans la newsletter de DARIAH, Peter Doorn, le coordonnateur de la 1ère phase, fait un bilan du projet dans lequel intelligence collective et équilibre entre centralisation et délocalisation ont présidé à son élaboration.

Le projet a mis en place 4 centres de compétences numériques soutenant les digital humanities dans toutes leurs activités (recherche, formation, gestion du contenu scientifique, sensibilisation et impact) et dans une approche orientée usager:

  • e-Infrastructure
  • Research and Education
  • Scholarly Content Management
  • Advocacy, Outreach and Impact

Il est prévu que DARIAH soit en lien avec les autres e-infrastructures SHS (Europeana, OpenAIRE, CLARIN, CESSDA, Bamboo…). Sur le plan juridique, il devrait se calquer sur l’European Research Infrastructure Consortium (ERIC). Le coût estimé n’a pas excédé celui de départ.

Selon Laurent Romary, le coordonnateur de la phase de transition, l’approche doit être pragmatique pour définir les capacités techniques, l’expertise collective et la compréhension des problèmes posés. Il s’agit de rester en alerte et disposer d’un cadre technologique souple afin de  s’adapter aux nouveaux développements (méthodologies sémantiques et de Linked Data, smartphones, tablettes…). Le changement de gouvernance implique plus de responsabilités des pays en terme de budget et de priorités techniques et scientifiques.