MUSE étend son offre aux livres

En janvier 2012, MUSE va lancer des collections de livres électroniques sur sa plate-forme en partenariat avec le University Press Content Consortium (UPCC), comme présenté ici. A ce jour, 65 éditeurs, principalement des presses  universitaires, ont signé pour y contribuer .

Environ 30 000 titres d’ouvrages anciens et récents viendront rejoindre les 500 revues sur la plate-forme de MUSE.  Les collections seront accessibles au travers une nouvelle interface de recherche unique pour les revues et les livres. Thématiques et généralistes, elles comprendront au départ des livres de 2010, 2011 et 2012 (à paraitre). A la fin de l’été 2011, une version bêta sera lancée et fonctionnera parallèlement au site actuel avec un échantillon de livres.

Le but de MUSE est de créer un modèle attractif pour les bibliothèques universitaires, avec une tarification avantageuse (offres promotionnelles périodiques), l’absence de restriction sur l’impression ou le téléchargement et l’autorisation d’usage simultané illimité, le lancement en format PDF et le passage ultérieur rapide en MPub, du moins pour certains titres. Les livres seront consultables au niveau du chapitre. Ils seront proposés à la fois sous forme numérique et imprimée. Des détails sur les modalités d’achat et les prix seront annoncés à l’automne 2011.

Un conseil consultatif d’une douzaine de bibliothécaires de contextes professionnels variés va se réunir pour apporter son expertise sur le développement des collections  (contenu, tarification, fonctionnalités) et aider à mieux comprendre les besoins des bibliothèques.

Le projet UPCC s’est substitué à MUSE Editions, le programme d’origine, inspiré par un rapport publié par Ithaka en 2007 et financé par la fondation Andrew Mellon depuis le début.

Cet agrégateur de livres de presses universitaires vient s’ajouter à d’autres récemment lancés  (JSTOR, UPSO lancé par la presse  universitaire d’Oxford. L’émergence de ces plates-formes multi-presses marque un tournant vers un nouveau modèle collaboratif d’accès électronique aux livres en réponse sans doute aux besoins des bibliothèques universitaires et des éditeurs dans une période de récession économique.

Après les revues, c’est au tour des monographies d’opérer la transition de l’imprimé à l’électronique. On peut noter cependant une différence : pour les premières, il n’y a guère de marché en dehors des bibliothèques universitaires tandis que les seconds peuvent être aussi vendus à des particuliers.

Et, avec cette multiplication de plates-formes de livres électroniques dont les fournisseurs ne sont pas exclusifs, les usagers devront passer d’une plateforme à une autre avec de probables  redondances…  à quand la recherche transversale dans ces silos?