Stratégie numérique européenne

Comme l’annonce ce communiqué de presse, la Commission européenne a adopté une recommandation qui repose sur les conclusions relatives à la mise en ligne du patrimoine culturel européen du Comité des sages de 2010.

Cette recommandation invite les états membres à intensifier leurs efforts, à mettre en commun leurs ressources et à faire appel au secteur privé pour mener à bien la numérisation du matériel culturel.

Un des objectifs est de rassembler, d’ici 2015, 30 millions d’objets culturels (contre 19 millions actuellement) dans la bibliothèque numérique Europeana notamment tous les chefs-d’œuvre européens qui ne sont plus protégés par des droits d’auteur et tout le matériel numérisé grâce à des fonds publics.

Pour obtenir une portée maximale, la recommandation invite les états à :

– mettre en place des plans d’investissement rigoureux en matière de numérisation et encourager les partenariats public-privé pour le partage des coûts de la numérisation

– mettre en ligne davantage d’œuvres protégées par des droits d’auteur qui ne sont plus disponibles dans le commerce

– renforcer leurs stratégies et adapter les législations nationales relatives à la conservation à long terme du matériel numérique déposé, notamment en s’assurant qu’il n’est pas protégé par des dispositifs techniques susceptibles d’empêcher sa conservation par les bibliothécaires.

La recommandation fixe des objectifs de contribution minimale par état membre dans Europeana d’ici 2015, de façon à obtenir une répartition plus équilibrée de chacun d’entre eux. Elle indique des objectifs chiffrés pour chaque état membre.

La France qui est le second contributeur  d’Europeana, derrière l’Allemagne, se voit fixer un volume indicatif de 4,3 millions d’objets à numériser alors qu’il est préconisé 5, 5 millions pour l’Allemagne. Puis en terme d’objectifs chiffrés les plus élevés viennent ensuite  le Royaume-Uni  (3,9 millions), l’Italie (3,7 millions) et l’Espagne (2,7 millions).