L’enseignement des digital humanities

Cette communication de Lisa Spiro (université Rice aux Etats-Unis), présentée lors de la conférence DH 2011 synthétise son travail actuel sur l’enseignement et les programmes de digital humanities.

L’auteur propose à la communauté des digital humanities de réaliser une approche plus coordonnée – quoique toujours flexible – des programmes reflétant son propre engagement à l’ouverture, la collaboration, l’interdisciplinarité et l’expérimentation.

Afin de comprendre comment les digital humanities sont enseignées dans les universités aujourd’hui, Lisa Spiro a l’intention d’examiner les programmes et les cours en premier cycle, maîtrise et PhD.

Elle analyse actuellement un ensemble de 200 programmes de cours de digital humanities  de tous les cycles. Ces programmes comprennent diverses facettes des digital humanities,  telles que les études médias, l’encodage du texte, la programmation, la  visualisation de l’information dans différentes disciplines dont l’histoire, l’anglais, les sciences de l’information et l’informatique.

Bien que ses travaux sont toujours en cours, la première analyse d’un sous-ensemble d’environ 50 programmes suggère que:

– alors que de nombreux cours de digital humanities mettent l’accent  sur le texte, on constate un élargissement à la recherche géospatiale, à la conception multimédia et à la visualisation de l’information.

– de nombreux cours exigent des étudiants qu’ils créent des projets numériques, individuellement ou en équipes.

– les cours de digital humanities se servent généralement de lectures disponibles gratuitement en ligne (A Companion to Digital Humanities…).

Lisa Spiro note que, d’une certaine manière, ses travaux constituent une mise à jour de l’étude de Melissa Terras de 2005  et montrent ce qui a changé dans les cinq dernières années. Elle pose la question de savoir si les programmes rendent compte de l’actualité de la recherche et si les digital humanities sont un sujet académique complètement compréhensible par lui-même.

Elle souhaite que les programmes de digital humanities soient assez souples pour s’ajuster au changement de la technologie et pour refléter les points forts des institutions particulières et assez diversifiés pour englober la diversité des approches des digital humanities. Elle aimerait aussi que s’améliorent la coordination  et le partage des ressources pédagogiques pour économiser du travail, diffuser les idées, et rendre les programmes plus cohérents. Elle espère que son étude illustre les tendances et les failles de l’enseignement des digital humanities.

Pour plus de détails sur ce travail de Lisa Spiro, le support de présentation est disponible ici.