L’Arts and Humanities Research Council (AHRC) a décidé, en mars 2008, de ne pas renouveler sa contribution au financement de l’Arts and Humanities Data Service (AHDS), le répertoire officiel britannique des données en arts et sciences humaines.
Après 12 ans d’existence, l’AHDS va donc cesser de fonctionner sous sa forme actuelle.
A l’appui de cette décision, voici les 3 principales raisons avancées par l’AHRC:
- l’acquisition d’une expertise jugée suffisante des chercheurs pour gérer leurs propres services de données
- la préférence d’un stockage à long terme des documents numériques en partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur selon un mode distribué plutôt que centralisé
- L’augmentation annuelle des coûts de l’AHDS, environ 2 millions de livres et en hausse en 2008/2009, considérée comme disproportionnée par rapport au budget de l’AHRC (environ 50 millions de livres en 2008/2009)
L’archéologie est épargnée, étant donné l’importance accordée à ce domaine dans le programme britannique sur la science et le patrimoine. L’Archaeological Data Service (ADS), toujours financé par l’AHRC, continue de fonctionner.
Le Joint Information Systems Committee (JISC), l’autre organisme de financement de l’AHDS, continue d’apporter son soutien pendant une année supplémentaire pour la maintenance et la mise à jour du site web et du catalogue des collections des partenaires de l’AHDS dans 5 domaines (archéologie, histoire, littérature et langues, arts du spectacle, arts visuels).
Auparavant, sous la direction du King’s College de Londres et distribué en 5 centres thématiques, cités ci-dessus, l’AHDS avait pour mission, outre de collecter, diffuser et conserver les ressources numériques, d’informer les chercheurs sur ces questions.
C’est ce rôle d’orientation et de conseil de l’AHDS que les chercheurs en études classiques appréciaient, comme le met en évidence un rapport britannique.
Ceux-ci s’interrogent maintenant sur l’avenir de la publication et la conservation à long terme de leurs données.
Les universités pourraient prendre le relais de l’AHDS, mais il reste beaucoup d’incertitude sur leurs moyens techniques et financiers, comme l’évoque ce même rapport.